ALLEMAGNE | HAUSSE EXCEPTIONNELLE DES RECETTES DE LA GVL EN 2016

La GVL (Gesellschaft zur Verwertung von Leistungsschutzrechten – équivalent de la Spré) conclut l’exercice 2016 avec un bilan record : les recettes de la société de gestion de droits voisins ont augmenté de 67% passant de 161,8 millions d’euros en 2015 à 271,7 millions d’euros en 2016.

Cette augmentation repose essentiellement sur la redevance due légalement aux ayants droits pour la copie privée sur les smartphones et tablettes. C’est le résultat du jugement de 2015 sur la copie privée, obligeant fabricants de matériel et fournisseurs d’accès à verser les arriérés de cette extension de la taxe depuis 2008.

La GVL a perçu dans ce domaine 132,7 millions d’euros en 2016, en comparaison, ce chiffre s’élevait à seulement 26,1 millions d’euros en 2015. « Par ailleurs, les revenus de toutes les autres unités de recettes de la GVL sont stables, et se situent légèrement au-dessus du résultat de l’exercice financier de l’année passée », explique la GVL. Concernant les revenus de diffusion, la GVL a perçu cette année 83,5 millions d’euros, contre 81,8 millions d’euros l’année précédente. Les recettes relatives à la retransmission publique ont légèrement augmenté, passant de 41,1 millions à 41,5 millions d’euros. À contrario, dans les domaines de la location et du prêt de phonogrammes et vidéos, les recettes sont passées de 2,6 millions à 2,4 millions d’euros. Les recettes liées à la retransmission par câble sont restées, avec 2,1 millions d’euros, au niveau de l’année précédente.

Selon Tilo Gerlach, président de la GVL, ce bilan témoigne de l’engagement sans faille qu’a su honorer la GVL l’année précédente. « Nous avons pu particulièrement remarquer les fruits de nos efforts en ce qui concerne la taxe sur les appareils connectés tels que les téléphones portables et tablettes ».

Alors que la GVL affiche un bilan record, elle enregistre pour 2016 des frais administratifs à hauteur de 17,7 millions d’euros, soit environ 6 millions de plus que l’année précédente. La hausse générale des coûts de la GVL est avant tout due au développement d’un système informatique optimisé, qui servira à se conformer aux nouvelles exigences légales de la VGG, mais entraîne néanmoins une augmentation des charges de l’entreprise de plus de 50%.

Par ailleurs, 188,8 millions d’euros ont été ventilés aux 138 000 artistes et 10 000 producteurs en 2016. Pour rappel, ce chiffre s’élevait à 111 millions en 2015.

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