PAYS-BAS | UN BILAN 2016 CONTRASTÉ POUR LA BUMA/STEMRA

Collectes BUMA STEMRA, 2007-2016, en millions d’euros (c) Le Bureau Export à partir des données BUMA/STEMRA

Le bilan financier 2016 de la BUMA/STEMRA est paru tardivement (traditionnellement en juillet), en raison d’erreurs de comptabilité et de difficultés en interne. En voici un compte rendu.

La société hollandaise de gestion de droits d’auteur, BUMA/STEMRA, a annoncé une croissance de ses collectes en 2016 pour la cinquième année consécutive. Du bilan annuel ressort des résultats contrastés entre la BUMA et la STEMRA, une croissance du digital mais aussi une baisse des revenus liés à la copie privée.

Plus en détail, le digital connait la plus forte croissance pour la BUMA, avec une augmentation de 20,4% des collectes : 10,1 millions d’euros en 2016 contre 8,5 millions d’euros en 2015. La plus grande source de revenus pour la BUMA reste nénamoins la diffusion. En effet, les gains générés par la radio et la télévision ont augmentés de 4,6% pour atteindre 70,4 millions d’euros. La BUMA souligne également une hausse des revenus liés au live à hauteur de 9,8%, entre autres due à un nombre de festivals plus important et sur un nombre plus conséquent de jours en 2016. Une source de revenus ne représentant cependant que 17,4% des collectes totales. A noter que depuis le début d’année, après avoir subi des pressions du MMF (Music Managers Forum),  le système controversé de collectes a été remplacé par une tarification plus transparente applicable événements par événements.

Concernant la STEMRA, les résultats sont plus nuancés. Les revenus liés aux droits mécaniques enregistrent une baisse, bien qu’elle soit moins importante que pour d’autres pays européens. La STEMRA observe un recul de près de 50% des revenus liés à la copie privée (de 13,4 millions à 6,2 millions en 2016), une baisse prévisible et à relativiser par rapport à 2015, où le montant exceptionnellement important des revenus de la copie privée (+9 millions d’euros par rapport à 2014) résultait essentiellement d’une décision juridique conduisant au versement différé des rémunérations en 2014 et 2015. Cette baisse n’étant pas compensée par la croissance des autres sources de revenus, la STEMRA voit pour 2016 une diminution de son chiffre d’affaires. A noter que les droits mécaniques liés à la radio et la télévision deviennent la principale source de rétribution, représentant pour l’année passée 20,5% de l’ensemble des revenus de la STEMRA.

Des bilans contrastés qui se reflètent logiquement côté redistribution aux ayants droit : la BUMA a annoncé avoir redistribué davantage en 2016 aux auteurs et éditeurs à l’inverse de la STEMRA.

 

Bilan financier 2015 et 2016 ©BUMA/STEMRA
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